Quelles sont les règles à suivre pour une bonne éducation nutritionnelle ?

L’alimentation des petits est souvent un drame pour de nombreuses familles. Il existe des mesures pratiques que les parents devraient prendre pour apprendre à leurs enfants à bien se nourrir. Leur apprendre à se comporter correctement à table, en valorisant la possibilité de manger de manière nutritive, en paix et avec ceux qu’ils aiment. Ainsi, voici huit commandements d’une bonne éducation nutritionnelle. 

Tenir à table, sans distraction

Savoir tenir à table un savoir-vivre et un début parmi les commandements d’éducation nutritionnelle. Toute la famille doit prendre leur repas assis à table. Les adultes ne doivent pas permettre aux petits de s’asseoir ailleurs qu’à table aux heures de repas. Pas d’adolescent assis sur le canapé, seul dans la chambre, sur des petites tables, enfin, le lieu où l’on prend les repas est la table avec les adultes. C’est un excellent moment pour rattraper le retard. C’est un moment précieux pour se rapprocher de ses enfants, pour savoir comment s’est passée leur journée, pour connaître des opinions. Mais éviter les questions controversées, être détendus et heureux cela doit être suffisant pour la famille. Tous les membres de la famille doivent prendre leurs repas sans distractions. Pas de télévision, ni téléphones portables, ou des ordinateurs portables ou des jouets de toutes sortes. L’heure du repas est le moment d’essayer, de goûter des nouvelles recettes. Enfin, faire attention à ce que la famille mange et surtout à la quantité. 

Se servir personnellement et avoir un plat coloré

Autrement dit, l’enfant et l’adolescent doivent faire leur propre assiette. C’est une grande opportunité pour les parents de guider leurs petits à finir tout ce qu’ils mettent dans l’assiette, en faisant attention à leur propre sensation de faim, en évitant le gaspillage. Ils doivent cependant faire attention à la quantité et à la qualité de ce que leurs enfants se servent eux-mêmes. Il est temps de les guider et de les encourager à goûter de nouvelles saveurs. Consommer au moins un légume différent à chaque repas, en plus d’une source de protéines et de glucides comme le riz, les pommes de terre ou les pâtes. Plus le plat est coloré, plus il est nutritif, car les vitamines et les minéraux donnent des couleurs différentes aux aliments et la teneur en nutriments est diversifiée. Tout cela est une éducation nutritionnelle

L’enfant doit manger seul et en paix

Personne ne naît en sachant, les adultes doivent donner à l’enfant la possibilité d’apprendre, c’est une éducation nutritionnelle. Au début, il peut utiliser une petite cuillère, mais peu à peu, les adultes doivent échanger la petite cuillère contre une plus grande, puis contre une fourchette et un couteau. Quant à la nourriture qui doit être coupée, les parents peuvent aider, mais toujours encourager l’enfant à apprendre à couper seul dès que possible. C’est génial d’être indépendant. Pas de bagarres ni de cris à l’heure des repas. Les repas en famille sont un bon moment pour rattraper le temps perdu, en évitant les sujets controversés. Les questions plus difficiles doivent être discutées après les repas.

Nouveaux aliments et même plat pour tous

Les grands devraient toujours encourager son enfant à essayer de nouveaux aliments. Il doit savoir que s’il n’aime pas ça, il n’est pas obligé de manger, mais il doit essayer pour éviter le gaspillage alimentaire et cela restera aussi pour lui une éducation nutritionnelle et une éducation alimentation plus tard. Il est inutile de dire qu’il n’a pas aimé sans avoir au moins essayé. Et s’il n’aimait pas le ragoût de carottes, proposer, à une autre occasion, un soufflé aux carottes, par exemple, ou une salade contenant des carottes crues. Et il est très important de ne pas céder au chantage émotionnel, à la tricherie ou aux mauvaises créations. S’il ne veut pas manger à ce moment-là, très bien, mais ne lui proposer pas de nourriture de substitution car il doit avoir plus tard des comportements alimentaires. Elle ne devrait pas non plus être autorisée à sortir pour chercher des friandises. Sauter quelques repas ne fait pas mourir de faim. Et si l’enfant ne peut manger aucune friandise jusqu’au prochain repas, il aura faim et acceptera mieux la nourriture familiale. Il est aussi important que tout le monde, parents et enfants, doit manger la même chose. Sauf en cas d’allergies ou d’intolérances, bien sûr. À quoi bon dire à l’enfant qu’il doit manger de la laitue s’il voit que son père ou sa mère ne mange pas. Les enfants sont très observateurs et apprennent des actions de leurs parents. Ces derniers doivent donner le bon exemple pour tout dans la vie, y compris la nourriture.

Les facteurs d’une mauvaise nutrition

Dans les pays industrialisés, les maladies de carence ont maintenant cessé de sévir. Alors qu’au cours des décennies précédentes, ces troubles affectaient une sensible proportion de la population, les recherches sur la nutrition végétale, animale et humaine ont fourni les renseignements et la technologie nécessaires pour combattre les maladies de carence classiques telles que la pellagre, le rachitisme, le scorbut et le béribéri.

En possession des connaissances techniques et scientifiques de base, les spécialistes pouvaient établir des programmes adaptés d’éducation nutritionnelle en se fondant sur les croyances, les attitudes, les échelles de valeur et les habitudes des divers groupes. Mais,tandis que les maladies de carence cessaient d’être le principal objectif des efforts déployés dans les domaines scientifique et pédagogique, de nouveaux problèmes nutritionnels surgissaient.

Les “maladies” de la nutrition dues à la prospérité et à l’abondance se sont développées avec ces dernières. Un régime trop riche, fort en calo-ries, combiné à l’activité physique réduite qui caractérise la vie urbaine, est à l’origine d’un taux alarmant d’obésité et de maladies cardio-vasculaires. Les aspects nutritionnels du tableau de morbidité et de mortalité d’un pays étant connus,on a actuellement la possibilité scientifique et technique de maîtriser ces problèmes. Toutefois,jusqu’à présent, l’éducation nutritionnelle n’a pas réussi à provoquer des changements de comportement capables de remédier à cette situation.

Les changements de composition et de qualité des produits alimentaires offerts à la consommation dans les pays avancés, joints à l’évolution rapide des modes de vie, ont fait surgir de nouveaux problèmes et suscitent de nouvelles inquiétudes dans le domaine de la nutrition. La hausse des prix des denrées alimentaires due à une pénurie internationale d’aliments, d’énergie et d’autres produits de base, a commencé à réduire la quantité de nourriture et d’éléments nutritifs dont disposent les consommateurs des pays industriels.Il est trop tôt pour prévoir l’évolution future des régimes alimentaires ou les problèmes que pose-ra ultérieurement la nutrition. Néanmoins, les pays occidentaux comprennent de plus en plus clairement qu’il faut définir les priorités nationales en matière de nutrition et mettre au point un système continu d’éducation nutritionnelle pour préparer les populations aux modifications pro-chaines de la situation en matière d’alimentation et de nutrition.

Les solution pour une bonne éducation nutritionnelle

Les pouvoirs publics ont initié en 2001 le Programme national nutrition-santé (PNNS) dont l’objectif était d’améliorer l’état de santé de la population en agissant sur le déterminant nutrition (alimentation et activité physique. En 2007, en France, la progression moyenne du surpoids et de l’obésité a été stoppé.

Parmi les stratégies déployées pour limiter cette prévalence, l’amélioration de la qualité nutritionnelle de l’offre alimentaire ainsi que l’information et l’éducation nutritionnelle prennent une place majeure [3], en particulier l’éducation à la nutrition en milieu scolaire.

Cette nécessité d’intervenir dès le tout jeune âge a conduit La main à la pâte à concevoir un module pédagogique sur le thème de l’éducation à la nutrition destiné à de tous jeunes enfants de cycle 1 et 2. Cet article présente les résultats de l’évaluation de ce module.

Intitulé “Manger, Bouger, pour ma santé”, ce module a été conçu en accord avec les priorités du PNNS et selon la démarche d’investigation propre à La main à la pâte avec les principaux objectifs suivants : prendre conscience de l’importance d’une alimentation diversifiée et de l’exercice physique pour notre santé ; savoir reconnaître les aliments selon leur aspect et leur goût ; débusquer graisses et sucres cachés ; comprendre que l’eau est la meilleure des boissons ; connaître les dangers du grignotage et d’une sédentarité excessive ; assimiler les règles élémentaires d’hygiène (lavage des mains et des dents) ; respecter les autres, tant dans leur aspect physique que dans leur culture.

L’ensemble du module comprend la description détaillée des activités à mener en classe (une douzaine de séances dont la mise en œuvre ne nécessite aucun matériel coûteux), un éclairage pédagogique et un éclairage scientifique. Il a été testé pédagogiquement dans de nombreuses classes.

Pour préserver la cohérence, la vigueur et la capacité de croissance d’un programme scolaire, i faut mettre en place des mécanismes qui permettent d’adopter des idées nouvelles, des manières nouvelles d’aborder les problèmes qui continuent de se poser, des réponses nouvelles à des questions pressantes, voire des stratégies nouvelles. Dans la mesure où les écoles peuvent être considérées comme des systèmes ou sous-systèmes dont les divers éléments sont en interaction les uns avec les autres, on peut dire que ce sont des systèmes ouverts. Malheureusement, nombre d’écoles et de groupes d’écoles sont des systèmes clos, en ce sens qu’elles interdisent délibérément ou par suite d’une carence, l’accès du système aux idées et informations nouvelles.

L’étude visait à identifier si les écoliers qui ont bénéficié du module montraient des connaissances, des attitudes et des comportements différents de ceux n’en ayant pas bénéficié. Il s’agissait donc de combiner une observation des comportements réels des enfants avec une interrogation sur leurs connaissances et leurs attitudes, comparant le développement sur une même période de deux échantillons. Un questionnement des enseignants permettait de contextualiser la démarche.