Moins de calories pour perdre du poids? Un mythe à dissiper !

Pourquoi les régimes basés sur la restriction calorique ne fonctionnent-ils pas, en fait ils vous font souvent reprendre les kilos avec intérêt ? Des recherches de pointe vous indiquent comment perdre du poids et le maintenir dans le temps et sans difficulté.

Si vous avez déjà suivi un régime, il n’a pas besoin de vous dire à quel point le corps travaille dur pour contrecarrer tous les efforts visant à réduire l’adiposité et saboter le régime amaigrissant.

Mais pourquoi cela se produit-il ? Pourquoi les régimes qui proposent la réduction progressive de l’apport calorique sont-ils voués à l’échec ?

Le gardien des réserves de graisse

Les recherches récentes dans le domaine de l’épigénétique remettent en cause la primauté des gènes en tant que dispensateurs absolus d’ordres, établissant qu’ils sont sensibles à ce qui se passe à la “périphérie”, dans notre environnement.

Cependant, notre corps possède de véritables “engins” de régulation qui répondent à des lois primitives. Le corps humain est génétiquement fixé il y a des dizaines et des dizaines de milliers d’années, ce qui signifie que les réactions à certaines circonstances, comme la privation de nourriture, sont perçues comme une menace. Dans cette période lointaine vécue par nos ancêtres, trouver de la nourriture comestible – et surtout en quantité suffisante pour se nourrir non seulement soi-même, mais aussi tout le groupe auquel on appartenait – était une véritable entreprise quotidienne. Ainsi, la disponibilité de la nourriture était liée plus intensément qu’aujourd’hui à la survie de l’homme, tant en termes de disponibilité que de ressources alimentaires. Dans cette circonstance, l’organisme a mûri des mécanismes d’équilibre liés à la sauvegarde de son intégrité : l’accumulation de graisse et son stockage. C’est la principale raison pour laquelle il est beaucoup plus facile de prendre du poids que de le perdre.

Comportements liés au taux de graisse corporelle

L’association entre la graisse corporelle et le comportement alimentaire suggère l’existence d’une forme de communication entre le tissu adipeux et le cerveau. Il existe une sorte de régulation du poids corporel autour d’une valeur de référence ou au moins d’une fourchette de poids fixe, qui varie entre les individus, mais qui est maintenue relativement constante pour chaque individu.

Tous les mécanismes physiologiques qui agissent activement pour réduire ou augmenter la dépense énergétique en réponse à la prise ou à la perte de poids seraient essentiels pour atténuer les effets de la suralimentation en période d’abondance alimentaire et de la dénutrition en période de famine. Cela expliquerait pourquoi les personnes suivant un régime restrictif ne perdent qu’une certaine quantité de poids et le reprennent rapidement.

Point de graisse homéostatique

Le corps humain dispose d’un mécanisme d’équilibre pour la perte ou la prise de poids appelé point de graisse homéostatique.

Ce mécanisme a été étudié et il est possible d’induire une perte de poids chez les rats en réduisant drastiquement leur apport calorique. Cependant, dès que l’animal peut à nouveau accéder librement à la nourriture, il mange de manière excessive jusqu’à ce que ses niveaux initiaux de graisse corporelle soient entièrement rétablis. Mais cela est également vrai dans le cas inverse : les animaux qui ont été gavés pour augmenter leur masse graisseuse, une fois qu’ils sont capables de réguler eux-mêmes leur alimentation, mangeront moins jusqu’à ce qu’ils atteignent un taux de graisse normal. Cela vous aide à comprendre comment le cerveau garde sous contrôle la quantité de graisse corporelle et agit pour défendre les réserves énergétiques contre les menaces d’amaigrissement (hypothèse lipostatique). Le corps a une “mémoire” et défend son identité.

En résumé, il existe une “mémoire” de l’organisme (notre poids actuel) et un mécanisme qui contrôle ses variations (point de graisse homéostatique’ ).

Les 3 étapes de base pour perdre du poids

Face à ces constats, la nouvelle approche minceur agit principalement sur trois points clés :

  • Modulation hormonale par la sélection d’aliments spécifiques – et pas seulement en ce qui concerne le contenu calorique (par exemple, le pain complet a, en principe, les mêmes calories que le pain blanc mais une réponse insulinique différente).
  • L’augmentation de la dépense énergétique par l’activité physique plutôt qu’une diminution progressive du contenu calorique de l’alimentation ;
  • Des résultats progressifs (alternance de phases de perte de poids et de phases de consolidation du nouveau poids atteint) en modifiant de manière appropriée la “mémoire” de l’organisme, en évitant de déclencher ce “ressort” génétique qui garde jalousement son identité.

Ces expédients sont indispensables pour éviter que l’organisme ne change les “vitesses” du métabolisme et ne sabote le régime amaigrissant en augmentant la sensation de faim au moment où il ressent une pénurie croissante de nourriture.